Bartimeus

 

 

Nom usuel : Bartimeus

 

Nom complet / d’invocation : Bartimeus d’Uruk

Surnom : Barti, Bartouze

 

Race : Père Humain, Mère Aquatis, âme possédée par un Djinn

 

Sexe : Masculin

 

Age : Moins d’une trentaine d’années humainement parlant. Le djinn qui partage son esprit aurait autour des 5000 ans


Classe : Mage


Arme de prédilection : Magie des objets, Orbe baigné dans les profondeurs de l’Océan de Posicillon

Relation à la Magie et Niveau Magique : Tiraillé depuis son enfance entre le bien et la mal, mais suite au meurtre de sa mère, il a plongé dans les profondeurs enivrantes de la magie noire.
Depuis qu’il est devenu adepte de cette magie, son pouvoir n’a cessé de croître. Mais il estime que la progression n’a pas de limite et que l’excellence ne fait pas partie de ce monde.

Caractère : D’un naturel calme, il lui suffit néanmoins d'une simple petite injustice pour se laisser dépasser par ses émotions. Fidèle avec ceux qui partage ses armoiries de factions, plutôt réservé avec les inconnus, toujours honnête. Peut parfois paraître arrogant aux yeux des personnes qui ne le connaissent pas.

Description Physique : Avant son accident d’invocation (cf. suite), une silhouette plutôt longiligne dessinée par sa tunique bleutée. Un regard aussi froid que celui de Triton en personne, des cheveux noirs, mais dans l’ensemble un physique banal qui se fondait dans la masse.
Après son accident, il a hérité d’une paire d’ailes handicapantes, qui l’empêchent grandement de se mouvoir à sa guise. Ayant voulu jouer avec la mort il y a laissé une partie de son âme, ce qui a permis au Djinn de sortir un peu plus de son enveloppe charnelle, depuis une corne blanche orne le côté gauche de son crâne.

Elément et Croyance : Fidèle à Posicillon


Sensibilité karmique : Sans importance, le sang est le même chez tout le monde selon lui.

Histoire de sa mutation :


Il était temps.


Cela faisait des mois qu’il se préparait, et le moment était venu.
Le mage avait méticuleusement choisi son moment : une magnifique nuit sombre du mois de Pluvia. Il mettait ainsi toutes les chances de son côté.
Les murmures qui partageaient sa conscience se faisaient de plus en plus fréquents. C’est ce qui l’avait en partie poussé à se lancer plus rapidement car il était persuadé que cela l’aiderait à les faire taire.
Le mage prit son nécessaire, et se mit en route.
La nuit était clame, il restait encore quelques heures avant l’aurore. Les marécages étaient au repos, l’habituel coassement des grenouilles ne venait pas troubler ce silence apaisant. Seul le bruissement de ses pas se faisait entendre ainsi que le léger claquement de sa toge au gré de la brise nocturne.
Il était déterminé. Il estimait avoir suffisamment travaillé ses invocations pour s’en permettre une de cette catégorie. Bien qu’il eut croisé le chemin d’un Invocateur à qui il était arrivé des mésaventures, il se sentait plus que jamais prêt et s’estimait surtout bien meilleur que lui.

Il était arrivé sur le lieu.
La porte du marais était toujours bien gardée, et c’était justement ces gardiens qu’il cherchait.
Il lui fallait deux coeurs, deux coeurs de démons ailés. Pas une mince affaire puisque ces coeurs devaient être obtenus en même temps, afin que le sixième de leurs derniers battements en dehors du corps de leurs hôtes se fasse au moment de la prononciation de l’invocation.
Bien que les démons soient des créatures assez passives, ils étaient coriaces lors d’un combat. Le mage devait frapper fort, et surtout frapper juste. Un coup pour chacun. Pas un de plus.

Il sortit de sa besace un bout de parchemin qu’il avait arraché d’un vieux grimoire de la bibliothèque de l’Académie. Si par malheur le conservateur l’apprenait, l’accès lui serait interdit à tout jamais. Mais ce n’était qu’un emprunt, il savait qu’il irait la remettre en place une fois le travail terminé.
Une fois le pentacle dessiné autour des deux démons, il alluma les bougies ainsi que l’encens et avala d’un trait un de ses élixirs d’amplification mentale qu’il ouvrit avec son pouce.
Sa concentration était maximale, il se lança : un premier souffle, puis un second. Les deux démons étaient au sol. Il sortit dans la précipitation sa serpe pour leur entailler la poitrine et arracher leurs coeurs.
Il se positionna au centre du pentacle, et prononça son invocation : « Shediiim Ru-hot ânkryniiialh allskünepth melifüm »,  puis une seconde fois : « Shediiim Ru-hot ânkryniiialh allskünepth melifüm », et balança au sol une fiole dégénératice de force. Seul les battements des coeurs se faisaient entendre. Le sixième et dernier battement résonna comme un tonnerre lointain.

Aussitôt l’atmosphère devint pesante. Une épaisse masse brumeuse occupait l’espace, une odeur de souffre s’installait, et une silhouette commençait à se dessiner au milieu de tous ces mélanges.
Le mage s’exprima sans trembler :
« Démon, je t’ordonne de te soumettre à ton nouveau maître. Ne cherche pas de faille, j’ai exécuté à la lettre le protocole. Je me répète, je t’ordonne de te soumettre. »

Un silence glacial régnait.
Puis, un ricanement rauque se détacha de la brume.

Le mage haussa le ton : « JE T’ORDONNE DE TE SOUMETTRE, DEMON ! »

La brume se dissipa d’un coup et, d’un battement d’ailes, l’invoqué agrippa le mage par le cou et le souleva avec une facilité déconcertante de son pentacle. A son contact le mage se déchira, son âme venait de se rompre. La brèche était ouverte, le Djinn qui sommeillait en lui s’était soudainement réveillé comme attiré par l’odeur de la liberté.

« Pauvre fou », susurra-t-il, « tu n’as pas su lire entièrement les instructions. Tu étais censé venir seul. »
Le mage perdait peu à peu conscience, sa vision devenait floue, ses sens n’arrivaient plus à se repérer. Comment ça, seul ? Il était seul !

« Oh je vois, tu l’ignorais donc… Alors dans ce cas, je vais te laisser une chance de t’expliquer avec lui, mais avant de partir, je vais te laisser un présent. Toi qui voulais me soumettre, je vais t’offrir mes ailes. Mais elles seront un poids pour toi, tu ne pourra jamais les utiliser, jamais. »
Le démon disparut, laissant le mage s’écrouler au sol.
C’était comme si deux mains essayaient d’écarter une fissure dans son crâne, un sentiment de liberté mêlé à une fureur profonde s’animait en lui. Il sentait qu’il perdait une nouvelle fois le contrôle de lui-même. Il restait paralysé au sol malgré la douleur. Sa fin était proche. Quelle arrogance… lui qui pensait être suffisamment fort pour réussir.
De l’eau se mit à goutter sur son corps. De la pluie. Posicillon avait entendu sa détresse et il ne laissait jamais tomber ses adeptes. Chaque goutte agissait comme un pansement, la douleur s’estompait, mais la fatigue étreignit le mage qui s’écroula.

 

Il se réveilla quelques heures plus tard. Le soleil commençait tout juste à se lever. Il prit appui sur ses mains pour se relever. Il était couvert de boue. Tout lui revint, les démons ailés, l’invocation, la bête, sa propre impuissance et la pluie… Le mage se précipita près d’une flaque d’eau afin d’y voir son reflet. Tout en passant ses mains sur son visage il découvrit sa nouvelle apparence, une corne blanche ornait son crâne, elle était encore douloureuse. Sa base semblait s’étaler sur son visage, comme pour en prendre le contrôle. En la touchant les murmures reprirent, mais plus fort qu’à l’accoutumée : « La prochaine… la prochaine sera la bonne… continue d’essayer… »
Il retira sa main et le silence revint.
Une sensation nouvelle se faisait également ressentir au niveau de ses omoplates. Les paroles du Démon résonnèrent dans son crâne

« Toi qui voulais me soumettre, je vais t’offrir mes ailes. Mais elles seront un poids pour toi, tu ne pourra jamais les utiliser, jamais.»

Elles étaient bleues, comme l’azur d’Aquaville. C’était le seul côté positif qu’il pouvait en tirer. Il allait devoir s’expliquer auprès des ses compagnons d’arme. Leur expliquer qu’il avait échoué. Cette nouvelle apparence était comme une cicatrice de son échec cuisant et il allait devoir la porter au quotidien. Qu’il en soit ainsi.

 

Compagnons : L’Au-Delà